En cliquant sur "Accepter", vous acceptez que des cookies soient stockés sur votre appareil afin d'améliorer la navigation sur le site, d'analyser l'utilisation du site et de nous aider dans nos efforts de marketing. Voir nos Mentions légales pour plus d'informations.
Retour

Passoires thermiques en 2026 : ce qui change vraiment pour vendre, louer ou rénover

May 4, 2026

Le cadre fixé par la loi Climat et Résilience d'août 2021 continue de produire ses effets, mais 2026 marque un vrai tournant. Deux nouveautés structurantes prennent effet au 1er janvier 2026 : la révision du coefficient électricité du DPE et l'obligation de DPE collectif pour les petites copropriétés. À cela s'ajoute, fin avril 2026, l'annonce d'un projet de loi visant à rouvrir la location des biens F et G sous condition de travaux. Pour les propriétaires à Versailles et dans les Yvelines, le moment est venu de faire le point.

Calendrier 2026 : le vrai du faux

Le calendrier d'interdiction de location, fixé en 2021, n'a pas bougé à ce jour :

  • Logements G : interdiction de mise en location depuis le 1er janvier 2025. Les baux en cours peuvent se poursuivre, mais le locataire dispose de leviers pour exiger des travaux.
  • Logements F : interdiction prévue au 1er janvier 2028.
  • Logements E : interdiction prévue au 1er janvier 2034.

Deux changements arrivent en 2026 et méritent d'être clairement compris. D'abord, le coefficient de conversion électricité passe de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026 (arrêté du 13 août 2025). Selon le ministère de la Transition écologique, environ 850 000 logements sortent automatiquement du statut de passoire thermique, sans aucun travaux, principalement des biens chauffés à l'électricité. Avant toute décision sur un F ou un G électrique, faire refaire le DPE est désormais le premier réflexe — la mise à jour est même proposée gratuitement sur le site de l'Observatoire DPE de l'Ademe pour les diagnostics existants. À noter : la révision des seuils pour les logements de moins de 40 m² est, elle, en vigueur depuis juillet 2024 et a déjà sorti environ 140 000 logements du statut de passoire.

Ensuite, le projet de loi présenté le 23 avril 2026 ouvrirait la possibilité de remettre en location des F et G sous engagement de travaux signé sur 3 à 5 ans. À ce stade, ce n'est qu'un projet : le calendrier d'interdiction reste juridiquement opposable, et il serait imprudent de fonder une stratégie patrimoniale sur cette annonce.

Vendre une passoire thermique en 2026 : la réalité du marché

La décote verte est désormais documentée. Pour 2026, les ordres de grandeur retenus sont les suivants : 15 à 19 % de décote moyenne au niveau national pour un F ou G comparé à un bien équivalent classé D ; jusqu'à 25 % sur les maisons individuelles G, avec des pointes au-delà de 50 % dans les zones rurales détendues ; à l'inverse, 3 à 5 % seulement à Paris, où la rareté de l'offre absorbe la mauvaise étiquette.

Le marché de Versailles et des Yvelines se rapproche du modèle parisien sur les emplacements premium (centre-ville, quartier Notre-Dame, Saint-Louis, proximité du Château) : la décote y est généralement contenue, mais elle existe. Sur les pavillons en seconde couronne, elle se rapproche des moyennes nationales.

Trois leviers concrets permettent de limiter cette décote : faire refaire un DPE après le 1er janvier 2026 (surtout pour un bien électrique) ; présenter l'audit énergétique réglementaire (obligatoire à la vente des F et G depuis 2023) accompagné de devis d'artisans RGE ; documenter le potentiel de gain post-travaux et les aides mobilisables. Cette dernière approche parle particulièrement aux investisseurs, qui voient dans la passoire thermique une opportunité de plus-value à moyen terme.

Louer un F ou un G : un horizon contraint, mais pas figé

À ce jour, un G ne peut pas être remis en location. Pour les baux en cours, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation puis le juge pour obtenir des travaux. Les loyers restent gelés sur F et G depuis 2022.

Quatre voies existent pour un bailleur concerné : engager une rénovation d'ampleur via le parcours accompagné MaPrimeRénov' (la solution patrimoniale la plus solide) ; vendre en intégrant la décote, plutôt que de subir un loyer gelé sans perspective ; attendre l'adoption éventuelle du projet de loi d'avril 2026 (option spéculative) ; ou basculer en location meublée touristique dans les zones où c'est encore autorisé, ce qui devient marginal compte tenu de l'encadrement local renforcé à Paris et dans plusieurs communes des Yvelines.

Les aides 2026 réellement mobilisables

MaPrimeRénov' Parcours accompagné reste le dispositif central pour une rénovation d'ampleur. Ouvert sans condition de revenus, mais avec un taux de prise en charge variable selon quatre tranches (bleu, jaune, violet, rose) et selon le nombre de classes DPE gagnées. Les conditions clés : au moins deux gestes d'isolation, traitement d'au moins 25 % de la surface à isoler pour chacun, gain minimum de deux classes DPE, et recours obligatoire à Mon Accompagnateur Rénov' (architecte, bureau d'études thermique ou opérateur agréé), dont le coût de 600 à 2 000 € est lui-même remboursé à hauteur de 50 % à 100 %.

À cela s'ajoutent l'éco-PTZ (jusqu'à 50 000 € sur 20 ans, sans intérêts), les CEE versés par les fournisseurs d'énergie, et la TVA réduite à 5,5 % sur les travaux. Tous ces dispositifs sont cumulables. Pour les ménages versaillais, les seuils de revenus plus élevés en Île-de-France méritent une attention particulière : un foyer qui se croit "trop aisé" pour MaPrimeRénov' peut en réalité être éligible. Les barèmes ayant été ajustés plusieurs fois depuis le début 2026, toute simulation antérieure à fin 2025 doit être actualisée.

Conclusion

L'année 2026 ne simplifie pas le sujet des passoires thermiques, elle le rend plus stratégique. La nouvelle méthode de calcul redonne de l'air à des centaines de milliers de logements, le projet de loi d'avril pourrait rouvrir la location sous conditions, et les aides à la rénovation restent puissantes pour qui les structure correctement. Attendre passivement reste la pire des décisions : la décote verte progresse sur les marchés détendus, et les délais réglementaires se rapprochent. Le bon réflexe en 2026 : poser un diagnostic clair (DPE actualisé, audit, simulation d'aides) avant toute décision de vente, de location ou de travaux.

D'autres articles

Frais de notaire en hausse en 2026 dans les Yvelines : ce que ça change pour les acheteurs

April 30, 2026

Depuis le printemps 2025, le paysage fiscal de l’achat immobilier a changé. La loi de finances pour 2025 a autorisé les départements à relever, sur trois ans, le taux des droits de mutation à titre onéreux - ce que tout le monde appelle, par raccourci, les “frais de notaire”. Les Yvelines ont voté cette hausse, et elle s’applique pleinement en 2026 sur l’ensemble des transactions du département, de Versailles à Mantes-la-Jolie en passant par Saint-Germain-en-Laye, Le Vésinet ou Rambouillet. Pour un acheteur, l’impact se chiffre en milliers d’euros et mérite d’être compris finement avant de signer un compromis.

Découvrir >

Marché immobilier Versailles printemps 2026 : ralentissement, opportunités et marges de négociation

April 27, 2026

À Versailles, le printemps 2026 s'ouvre sur un marché immobilier plus prudent qu'attendu. Les tensions géopolitiques des derniers mois, la volatilité retrouvée des marchés financiers et le retour de l'incertitude économique pèsent sur les arbitrages des acquéreurs. Résultat : un marché qui ralentit légèrement, des délais qui s'allongent, et un rapport de force qui se rééquilibre nettement en faveur des acheteurs encore présents aujourd'hui. C'est précisément cette configuration qui ouvre une fenêtre intéressante. Le printemps 2026 n'est pas un marché euphorique, mais c'est un marché où l'on peut faire de bonnes opérations, à condition de lire correctement le terrain.

Découvrir >

Acheter à Versailles : Mon guide étape par étape pour réussir votre acquisition

January 23, 2026

Acheter un bien à Versailles, c’est bien plus qu’un investissement : c’est un choix de vie. Entre patrimoine, calme et proximité de Paris, la ville séduit de nombreux profils. Voici les étapes clés pour concrétiser votre projet en toute sérénité.

Découvrir >

CT Immobilier, Votre partenaire de proximité à Versailles

Vous souhaitez acheter un bien immobilier ?
Découvrez dès maintenant nos propriétés à vendre sur Versailles et ses alentours
Voir nos biens
Vous souhaitez vendre votre bien immobilier ?
Bénéficiez dès maintenant d’une estimation gratuite ultra-précise de votre bien
Faire estimer mon bien